Il est courant que des familles possèdent en plus de leur résidence principale un immobilier résidentiel de villégiature. C’est-à-dire, une résidence secondaire dans laquelle elles se rendent pour les vacances ou pour les weekends. Certains investisseurs se demandent si l’investissement en villégiature est une bonne idée ou non. Pour y répondre, il convient de comprendre son fonctionnement.

Définition : Immobilier résidentiel de villégiature

Un immobilier résidentiel de villégiature ou encore une résidence secondaire est par définition un logement qui est rarement habité par son propriétaire. Si une résidence principale doit être occupée par son propriétaire pendant au moins huit mois par an, on en déduit que la résidence secondaire est un logement qui ne reçoit la personne et sa famille que pendant les weekends, les vacances ou les jours fériés. A titre d’exemple, une personne peut avoir une maison construite pas très loin de son lieu de travail en ville et une autre à la campagne.

La fiscalité et l’immobilier résidentiel de villégiature

Un investissement en villégiature ne profite pas des mêmes avantages fiscaux que les résidences principales. Dans les différentes conditions de défiscalisation, il est toujours précisé que l’immobilier en question est la résidence principale de la personne. Voilà pourquoi la résidence secondaire ne bénéficie pas de :
– La réduction d’impôt sur le revenu relative aux travaux et aménagements réalisés sur le logement ;
– La décote de 20% pour le calcul de l’ISF lié à sa valeur ;
– La réduction systématique des plus-values en cas de vente
Il est à savoir également que les impôts locaux sur un immobilier résidentiel de villégiature sont plus élevés et ce, même s’il détient les mêmes caractéristiques qu’une résidence principale. Ainsi, le propriétaire devra payer annuellement : une taxe d’habitation, une taxe foncière et une taxe sur le retrait des ordures ménagères pour chaque résidence secondaire qu’il possède.

La possibilité de mise en location d’un immobilier résidentiel de villégiature

Pour parvenir à s’acquitter des différentes charges fiscales sur l’immobilier résidentiel de villégiature, le propriétaire peut le mettre en location pendant un certain temps. C’est-à-dire, durant les moments où il ne s’y réside pas. Toutefois, il faut aussi prendre en considération l’impôt sur le revenu lié aux loyers obtenus. Pour les résidences secondaires construites en montagne ou en bord de mer, les locataires paieront une taxe de séjour. Comme autre alternative, le propriétaire peut transformer son immobilier de villégiature en une résidence de tourisme. Il n’aura qu’à signer un bail avec une société d’exploitation.